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Lecture de poèmes de René Depestre – MJC CAHORS – 12 MAI

En 2015, l’association « esclavages, mémoires présentes » et l’Université Populaire de Caussade nous avaient permis de rendre compte d’aspects méconnus de l’esclavage, notamment l’enrichissement de certaines communes par la contribution de leurs commerçants au commerce triangulaire.

Eric JubineauCette année, c’est à partir des œuvres poétiques de l’écrivain Haitien René Depestre que nous poursuivons notre exploration de cette partie méconnue de l’Histoire. Eric Jubineau, Initiateur de la manifestation « L’essor économique du Quercy au XVIII ème siècle : la place de l’esclavage » qui s’est tenue du lundi 26 janvier au dimanche 1er février 2015 à Caussade sera l’hôte de la MJC de Cahors à 19h30 pour une lecture chaleureuse et vivante de quelques textes majeurs du poète Haitien,

René Depestre:
Rene-Depestre Il publie en 1945 ses premiers vers dans le recueil Étincelles. Engagé dans la vie politique de son pays, il est incarcéré, puis doit quitter son île natale pour partir en exil en France, puis à Cuba. Il y exerce pendant près de vingt ans d’importantes fonctions aux côtés de Fidel Castro et Che Guevara. Il continue à écrire des poésies et publie notamment Minerai noir en 1956, traduit en russe en 1961 par Pavel Antokolski, dans lequel il évoque les souffrances et les humiliations de l’esclavage. Dans les années 1970, il fuit Cuba et les dérives castristes, et s’installe à Paris où il travaille de nombreuses années pour l’UNESCO.
René Depestre poursuit son œuvre d’écrivain-poète à Lézignan-Corbières où il s’est installé dans les années 1980.
Son roman Hadriana dans tous mes rêves (1988) reçoit le Prix Renaudot, le Prix du roman de la Société des gens de lettres et le Prix du roman de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. En 1991, il remporte le Prix Tchicaya U Tam’si pour la poésie africaine, et en avril 2007, il est le lauréat du prix Robert Ganzo de poésie pour son livre La rage de vivre édité aux éditions Seghers.

René Depestre est l’oncle de Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie et ex-gouverneure générale du Canada1.

JOURNÉE NATIONALE DU 10 MAI

Le 10 mai est la « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition » depuis 2006.

Cette journée nationale a été choisie sur proposition du comité pour la mémoire de l’esclavage (rapport 2005).

Ainsi que l’indiquait le Président de la République dans son allocution du 30 janvier 2006, le 10 mai « honore le souvenir des esclaves et commémore l’abolition de l’esclavage ».

La France est le premier État et demeure le seul qui à ce jour ait déclaré la traite négrière et l’esclavage « crime contre l’humanité », elle est également le seul Etat à avoir décrété une journée nationale de commémoration. Le 10 mai évoque la déclaration de Delgrès en 1802 et marque aussi le jour de l’adoption à l’unanimité par le Sénat, en deuxième et dernière lecture de la loi de 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité.

La ville de Cahors est entrée depuis 2012 dans le cercle restreint des communes célébrant cette journée nationale. Elle a choisi d’honorer la mémoire du député Victor Schoelcher en donnant son nom au giratoire qui précède le pont Louis-Philippe. Victor Schoelcher a été l’un des ardents porteurs de la loi qui a permis l’abolition définitive de l’esclavage en 1848.

POur ce 10 mai 2015, une cérémonie est organisée. Elle recevra la présence de la Préfète du Lot Catherine FERRIER, du maire de Cahors Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE, du Président de la Ligue des Droits de l’Homme Slim LASSOUED, du Président d’Amnesty International Daniel BIROU, du Président du Cahors Gospel Festival Alexandro ATTELLY.