Vous êtes ici : > Archives 2014

CINE GOSPEL 2014

La représentation de l’histoire de l’esclavage au cinéma a quelque chose de troublant. Totalement absente du cinéma européen, elle est quasiment inexistante dans celui d’outre atlantique. A titre de comparaison, dans la filmographie américaine, la seconde guerre mondiale qui a duré 6 ans a fait l’objet de 2000 films, l’esclavage qui a sévi durant plus de 3 siècles est représenté dans 20 films dont un seul du point de vue de l’esclave (« twelve years a slave » de Steve McQueen).

Ce dernier film qui met en scène l’histoire vraie de Solomon Northup. Né libre dans l’Etat de New York, marié et père de trois enfants, Solomon Northup fut victime d’un guet-apens quand il avait trente-deux ans. Il avait jusque-là exercé divers métiers (fermier, ouvrier sur un canal, flotteur, bûcheron, cocher) et complétait ses revenus en jouant du violon dans des hôtels et des fêtes. Deux hommes l’attirèrent à New York puis à Washington, en lui faisant miroiter un lucratif engagement comme violoniste. Arrivé dans la capitale, il fut drogué et kidnappé, vendu à un marchand d’esclaves, puis transporté par bateau à La Nouvelle-Orléans, où il fut vendu à un planteur de Louisiane. Ce n’est qu’au bout de douze ans que son statut d’homme libre put être prouvé et qu’il retrouva la liberté.]], a été vu par beaucoup de cadurciens et nous avons du le retirer de notre programmation.

Avec notre partenaire le cinéma Le Quercy, nous avons choisi de vous présenter:

LincolnMandela
– « Lincoln » de Steven Spielberg  qui sera présenté le dimanche 11 mai à 18h
– « Mandela » de Justin Chadwick. qui sera projeté le dimanche 17 mai à 11h. Ce film est présenté en exclusivité à Cahors.

En outre, des séances scolaires sont programmées pour les collégiens et les lycéens pour le film Lincoln. L’une d’entre elles sera honorée de la présence de madame Rachel Schneiller, Consule des États-Unis et soutien du projet Cahors Gospel Festival.

LES CONCERTS 2014

FredL & GN/AS – 11 mai

DSCF0742Aussi blanc que sa musique est afro-américaine, aussi fin que sa voix est puissante, aussi détonnant que son allure est désinvolte, aussi drôle que son propos peut paraître sérieux, Fred Lewin  est le fondateur, directeur artistique et chef de choeur des chorales Good News et Alleluia Singers.
L’une basée à Montpellier, l’autre à Alès dans le Gard, ces 2 chorales se rencontrent régulièrement lors de week-ends intensifs et forment le GN/AS fort de plus de 120 choristes et musiciens qui respirent leur passion : le gospel.
Entre voyages en pays cajun, blues de la Nouvelle-Orléans et soul originelle rythmée par la rue américaine et africaine ; entre funk, rock, jazz et hip-hop, le spectacle est un frétillement de rythmes et d’influences, un festival d’arrangements et de sons, un délice de groove et de rock. Au centre coule une voix ; des voix qui entraînent avec bonheur dans leurs tumultes….
Trop myope pour distinguer l’autre autrement que par sa vibration profonde, FredL capte et transmet magnifiquement les énergies, scande sa foi, hurle ses joies, chante ses combats, murmure ses espoirs et raconte ses peines.
La chorale GN/AS  est à cette image : toujours en mouvement, positive et engagée.
On en prend plein les oreilles, les yeux et le cœur, on danse, on chavire, on transe, on pleure et on rit.
C’est du funk, du blues, de la pop, ou du rock, et c’est du gospel.
Divinement actuel.

Extrait:

I HAVE A DREAM – 10 mai – Auditorium

Ce spectacle  marque le début de la semaine cadurcienne du Cahors Gospel Festival. Cinquante ans après le célèbre discours de Martin Luther King [[I have a dream (« Je fais un rêve ») est à la fois le nom du discours le plus célèbre de Martin Luther King et le point d’orgue du Mouvement des droits civiques. Ce discours, prononcé le 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial, à Washington, D.C., est généralement considéré comme l’un des plus grands et des plus marquants du XXe siècle1. Selon le député américain John Lewis, qui prit également la parole ce jour là au nom du Comité de coordination des étudiants non violents. « En parlant comme il l’a fait, il a éduqué, il a I Have a dreaminspiré, il a guidé non pas simplement les gens qui étaient là, mais les gens partout en Amérique ainsi que les générations à venir ».
Le duo constitué par Anandha Seethanen et Jan Stümke reprend le nom du discours pour évoquer le parcours des afro-américains depuis l’esclavage jusqu’à l’obtention des droits civiques.
A travers les différents moments musicaux, le public comprend peu à peu comment la pratique artistique des esclaves a irrigué, de sa force et de son élan vital, la musique américaine puis la musique occidentale.

credit photo : Lucie François

En fait de concert, il s’agit plutôt d’un récital dans lequel alternent textes parlés et chansons. Mais donnons la parole à l’auteur interprète.

Anandha Seethanen
« Je l’ai défini comme une incursion poétique dans la musique noire américaine, et je tiens à ce sous-titre car il s’agit vraiment d’une incursion : je n’ai pas la prétention de donner une idée exhaustive de la musique noire américaine, j’offre plutôt la parole à différentes figures emblématiques de la culture afro américaine, fictives (comme Kounta Kinté par exemple, le héros du roman de Alex Haley, Racines) aussi bien que réelles (Emett Till, Bessie Smith, Rosa Parks…) pour qu’elles puissent raconter leurs petites histoires, lesquelles s’enracinent inévitablement dans la grande Histoire, depuis l’esclavage jusqu’au Mouvement pour les Droits Civiques.

Ces textes que j’ai écrits en puisant dans des sources littéraires ou historiques viennent illustrer ou être illustrés, c’est selon, par un répertoire de standards du gospel, du blues, du jazz et de la soul. Et j’ai la chance d’être accompagnée au piano (également au chant et au sens de la répartie) par Jan Stümke, rencontré sur Swinging Life. »

Jan Stümke

Né en Allemagne, Jan y reçoit la majeure partie de sa formation musicale classique (piano, violoncelle, chant choral). Mais il est également fasciné par la musique improvisée: encore lycéen, il fonde son premier groupe de jazz, où il est à la fois pianiste, chanteur et compositeur.

Depuis son arrivée à Paris en 1989, son parcours musical reflète tout naturellement ses goûts éclectiques. Parallèlement à ses études de lettres et de traduction, il travaille surtout dans le milieu du gospel, aussi bien en tant que chanteur qu’en pianiste. Il a entre autres travaillé avec Jo Ann Pickens, Marcel Boungou, plusieurs grandes chorales parisiennes et il sillonne la France et les Antilles avec des petites formations, dont «Soul Gospel» et « Faby’s Gospel Quartet».

Il continue toutefois à travailler dans d’autres contextes musicaux tels que la soul et les musiques africaines et caraïbéennes; il est également attiré par les univers de Weill, Vian, Gershwin, etc. Il a entre autres accompagné Nicoletta et Myriam Makeba.

A côté de ses activités scéniques, Jan travaille en tant que compositeur et arrangeur.

Extrait du récital:

NEW GOSPEL FAMILY le 17 mai

NGF 2Depuis 2001, New Gospel Family a écrit une belle histoire bien remplie, avec plus de 750 concerts dont 1 à l’Olympia et 4 au Zénith de Paris. Avec plus de 55 passages sur les chaînes TV (TF1, France 2, France 3…), New Gospel Family a acquis une grande notoriété qui dépasse nos frontières françaises. New Gospel Family s’est tout naturellement imposé comme le groupe leader de gospel urbain en France.
Au cours de son histoire, New Gospel Family a eu le privilège et l’honneur de chanter avec des stars internationales comme Stevie Wonder, David Guetta, Céline Dion, John Legend, Josh Groban, Tina Arena et Julio Iglésias. New Gospel Family a aussi prêté sa voix à des stars françaises telles que Lara Fabian, Ophélie Winter, Amel Bent, Les Prêtres, Chimène Badi, Julien Clerc et de nombreux élèves de la Star Academy…
L’histoire de New Gospel Family c’est aussi le contraste entre le faste des plateaux de télévision, des grandes scènes du Zénith de Paris, de l’Olympia ou de Bercy et les petits concerts dans les villes et les petits villages de France.

PREMIER GROUPE DE GOSPEL URBAIN FRANÇAIS
En juin 2001, Master Music crée le premier groupe de Gospel Urbain Français : New Gospel Family. L’histoire a commencé le 21 juin 2001 avec un premier concert à Paris pour la fête de la musique.
New Gospel Family est composé de jeunes artistes de tous horizons (Afrique, Antilles, France…). Blacks, blancs, métis, étudiants, salariés, intermittents… tous ont cette même passion pour le Gospel et chaque concert est l’occasion pour cette grande famille de se retrouver et partager des moments forts avec son public. New Gospel Family est essentiellement composé de jeunes d’une moyenne d’âge de 25 ans.

En 2013 New Gospel Family enflamme l’Olympia

Édition 2014 : Emmanuel Djob enflamme la foule

L’incontestable star du festival de gospel de  Cahors fut Emmanuel Djob. Son concert, samedi, a enflammé la foule. Il a tout donné, en toute liberté.Le public a «kiffé»…

Il n’a pas été le gagnant de l’émission «The Voice», mais il est «The Voice» du gospel en France. Emmanuel Djob évoque son nouveau statut de star. Interview vérité du prince de l’humilité…

Cahors vous adore. Comment expliquez-vous ce plébiscite ?

Sans doute car je m’ investis pour ce festival de gospel. Quand je viens à Cahors, je ne suis pas là pour vivre l’événement seulement en tant qu’artiste mais pour le partager et aussi me rapprocher de tout le monde.

La suite sur la dépêche du midi

Édition 2014 – Concert de clôture – New Gospel Family

NGF

Rideau. Le dernier concert du Cahors Gospel Festival a eu lieu dimanche soir, au foyer Valentré. Devant une salle comble, la formation New Gospel Family pour une clôture en beauté a ainsi succédé à Emmanuel Djob qui a livré une prestation remarquable samedi soir (lire notre édition de lundi).

Et comme la veille donc, le concert a été totalement interactif. Les artistes de New Gospel Family pour une clôture en beauté, à l’instar de Djob, ont fait réagir et chanter le public forcément aux anges. C’était également l’attitude d’Alexandro, Attelly, président du festival de gospel. Des fourmis dans les jambes, il ne manque jamais une occasion de bouger, danser, chanter… bref, transmettre sa passion sans limite pour le gospel.

La dépêche du midi